✨ Visual Editor

close

palette Canvas & Background

Gradient:arrow_forward
Text Color:
135°

style Card Style

40px
16px

text_fields Typography

16px
عدن
@Eden_Jahad
Le shaykh Abū Nasr al-Sijzī est un « athārīte » mort en l’an 444AH que les wahhābītes récupèrent également parce qu’il attaque les Ash’arītes dans ses livres, notamment dans sa Rissālah destinée aux habitants de Zabīd, dans laquelle il affirme – entre autres – qu’Allāh parle avec un son et des lettres. D’ailleurs je lance un défi aux wahhābītes qui liront cette publication de nous prouver qu’al-Sijzī déclare dans celle-ci votre opinion à ce sujet, à savoir que l’attribut de la parole est un attribut d’Être et d’Action [!] et que l’Être d’Allāh est un mahall aux hawādith comme l’ont déclaré Ibn Taymiyyah et ses partisans.
——————
Maintenant lisons ensemble quelques paroles tenues dans ce livre qui contredisent soit le minhāj des wahhābītes, soit leur credo.

1– Al-Sijzī déclare dans celle-ci qu’Allāh est exempté des instruments/outils (adawāt) par consensus :

وأن الله سبحانه ليس بذي أدوات بالاتفاق

Rappelons que l’affirmation des instruments/outils existe au sein du wahhābīsme comme on a pu le voir avec Ibn al-‘Uthaymīn et Farkūs.

2– Al-Sijzī déclare qu’Allāh sera vu dans l’au-delà sans qu’Il ne soit un corps ou une substance et ce par consensus :

والله سبحانه باتفاقنا مرئي وليس بجسم ولا عرض

Il renie également le corps dans cette déclaration en rapportant le consensus à ce sujet :

ألا ترى أن الله سبحانه بالاتفاق واحد، حي، قادر، عالم، سميع، بصير، قوي، مريد، فاعل، وليس بجسم ولا في معناه.

Al-Sijzī est coupable de nafī mufassal (négation détaillée) que les wahhābītes assimilent à la méthode des gens du kalām. Nous avons pu voir également par le passé que des shuyūkh wahhābītes tels qu’Ibn al-‘Uthaymīn et Ibn Bāz considèrent comme possible (mumkin) qu’Allāh ait un corps.

3– Al-Sijzī déclare que selon les « adeptes de la vérité » Allāh est distinct de Sa création par Son Être au-dessus du trône sans modalité de sorte qu’il n’y a pas d’endroit :

وعند أهل الحق أن الله سبحانه مباين لخلقه بذاته فوق العرش بلا كيفية بحيث لا مكان.

Al-Sijzī contredit sa propre méthode en ajoutant « par Son Être » car aucun texte dans le Coran et la Sunnah vient ajouter ce terme comme l’ont dit plusieurs savants athārītes eux-mêmes tels qu’al-Dhahabī. Mais ce qui est intéressant dans la parole d’al-Sijzī est son consensus quant à la négation de la kayfiyyah et du makān (endroit) pour Allāh, alors que les wahhābītes divergent au sujet du makān entre sa négation, son affirmation avec des détails, ou le tawaqquf. Al-Sijzī renie catégoriquement le makān à Son sujet en rapportant le consensus. D’ailleurs il déclare également ailleurs que les attributs d’Allāh n’ont pas de kayfiyyah (modalité corporelle) en déclarant :

وصفات الباري لا كيفية لها

4– Al-Sijzī déclare qu’il n’y a pas dans la parole des « adeptes du hadīth » lorsqu’ils disent qu’Allāh est au-dessus du trône de limitation (tahdīd), parce que celle-ci s’applique aux créatures. Quant au trône et ce jusqu’à ce qu’il y a sous la terre, tout est limité. Mais Allāh est au-dessus de cela de sorte qu’il n’y a ni endroit [!] ni limite [!]. Al-Sijzī poursuit en disant : « Nous sommes d’accord pour dire qu’Allāh existait avant la création de l’endroit, ensuite Il a créé l’endroit et Il est tel qu’Il était avant la création de l’endroit. »

وليس في قولنا: إنّ الله سبحانه فوق العرش تحديد وإنما التحديد يقع للمحدثات، فمن العرش إلى ما تحت الثرى محدود والله سبحانه فوق ذلك بحيث لا مكان ولا حد، لاتفاقنا أن الله سبحانه كان ولا مكان، ثم خلق المكان وهوكما كان قبل خلق المكان.

Al-Sijzī renie la limite et l’endroit pour Allāh alors que les wahhābītes divergent à ce sujet. Al-Sijzī affirme qu’Allāh existait sans endroit et qu’Il est maintenant tel qu’Il était avant et ce par consensus. L’ajout : « Allāh est maintenant tel qu’Il était avant » est condamné par Ibn Taymiyyah et les wahhābītes qu’ils jugent comme une position Jahmīte et Mu’tazilīte car cet ajout implique la négation de l’élévation réelle d’Allāh. Donc je demande aux wahhābītes : Al-Sijzī est-il tombé dans le jahmīsme avec sa parole ? S’est-il contredit ? S’il ne s’est pas contredit, comment faites-vous pour joindre et expliquer ses paroles contradictoires en apparence ? S’est-il trompé en prétendant un consensus à ce sujet ?

5– Al-Sijzī nie également les membres (et encore les instruments et outils) pour Allāh :

وكذلك السمع والبصر ليسا من الله تعالى جارحتين، وهما من المحدث جارحتان.
(...)
وكلامه سبحانه بلا أداة ولا آلة ولا جارحة، وكلام المحدث لا يوجد إلا عن أداة وآلة وجارحة في المعتاد.

Ce qui est du nafī mufassal condamnable selon les wahhābītes.

6– Al-Sijzī déclare que vu qu’Allāh est dépourvu de membre, alors le fait qu’Allāh parle de façon séquentielle (ta’āqub) n’est pas nécessaire. Cependant, il déclare que si la séquentialité était prouvée, alors cela ne leur nuirait pas :

وأما المتكلم بلا جارحة فلا يتعين في تكلمه التعاقب. وقد اتفقت العلماء على أن الله سبحانه يتولى الحساب بين خلقه يوم القيامة في حالة واحدة، وعند كل واحد منهم أن المخاطب في الحال هو وحده، وهذا خلاف التعاقب. ثم لو ثبت التعاقب لم يضرنا.

Ce qui est intéressant est sa confusion sur le sujet. Il existe une véritable divergence dans le « athārīsme » et « wahhābīsme » sur la question de la séquentialité dans la parole d’Allāh, entre ceux qui renient ça et ceux qui l’affirment. Cela montre qu’ils ont également approfondi des questions théologiques propres au kalām alors qu’ils le condamnent en apparence nuit et jour.

Sinon al-Sijzī est coupable de plusieurs calomnies contre les Ash’arītes et les Kullābītes dans son livre que le muhaqqiq wahhābīte n’a pas hésité à prouver alors qu’al-Sijzī a tout un chapitre sur le fait de se méfier des rumeurs sur les groupes… il est donc coupable de ce que lui-même avertissait et condamnait.

Et toutes les louanges appartiennent à Allāh.
Thread image
Generated by Thread Navigator
100%
view_carousel Carousel Studio NEW
Press + S to quick-export