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@Briviagra: Les femmes occidentales n'ont ...

@Briviagra
19 views May 19, 2026
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Les femmes occidentales n'ont jamais été aussi diplômées, aussi indépendantes, aussi "libres". Et jamais aussi malheureuses. Ça a commencé en 1970, quand le féminisme a explosé. Coïncidence ? On n'a le droit de poser la question. Je vais la poser.

Hier soir à San Francisco, dîner avec une amie, brillante, 38 ans, associée dans un fonds, deux appartements, pas d'enfant, pas de mari, pas de projet d'en avoir. Au troisième verre, elle me dit ceci, presque en chuchotant : "Je crois que je suis faite avoir."

Faite avoir par quoi ? Par le récit qu'on lui a vendu à 20 ans. Que sa carrière la rendrait libre. Que le mariage était une cage. Que les enfants pouvaient attendre. Que l'indépendance financière valait toutes les tendresses. Elle a coché toutes les cases. Elle a gagné. Et à 38 ans, dans son salon avec vue sur la baie, elle réalise qu'elle a gagné une partie à laquelle elle n'avait jamais voulu jouer.

Ce n'est plus le patriarcat qui brime les femmes en Occident. C'est le féminisme. Plus exactement : ce qu'il est devenu depuis cinquante ans.

Reprenons calmement. Le féminisme de la première vague (Olympe de Gouges, Mary Wollstonecraft, les suffragettes) a obtenu des choses justes et nécessaires. Le droit de vote, le droit de propriété, le droit d'étudier, le droit de travailler, le droit de divorcer, le droit de disposer de son corps. Ces combats sont gagnés. Définitivement. Personne de sérieux ne propose d'y revenir, sauf dans les fantasmes paranoïaques de BlueSky.

Mais une idéologie ne s'arrête jamais quand sa cause est gagnée. Elle a besoin de durer. Elle a besoin d'ennemis. Elle a besoin d'une caste qui en vit. Le féminisme contemporain, à partir des années 70, a fait ce que toute idéologie fait quand elle a épuisé ses légitimes objets : il s'est radicalisé pour survivre. Il a quitté le terrain du droit pour celui de l'anthropologie. Il n'a plus voulu l'égalité des droits, il a voulu l'identité des destins. Il a cessé de défendre les femmes pour entreprendre de les refaire.

Et c'est là que le piège s'est refermé.

Parce que pour refaire la femme, il fallait d'abord lui faire haïr ce qu'elle était. Le féminisme contemporain a vendu aux femmes un programme d'auto-mutilation présenté comme une émancipation. Tu veux des enfants tôt ? Tu trahis ta génération. Tu aimes ton mari ? Tu es aliénée. Tu trouves de la joie à t'occuper de ton foyer ? Tu es une collabo. Tu préfères travailler à temps partiel pour voir grandir tes gosses ? Tu sabotes la cause. Tu te sens plus accomplie en couple qu'en célibat ? Tu intériorises le patriarcat.

Tout ce qui faisait l'épaisseur d'une vie de femme (le lien charnel à un homme, à des enfants, à un foyer, à une transmission) a été reclassé en aliénation. Tout ce qui faisait sa singularité biologique (la maternité, le cycle, le désir d'être protégée parfois, le goût de plaire) a été reclassé en construction patriarcale à déconstruire. Simone de Beauvoir l'a dit avec une franchise qu'on a oubliée : "On ne devrait pas autoriser les femmes à choisir de rester à la maison pour élever leurs enfants. Précisément parce que, si cette possibilité existe, trop de femmes la choisiront." Lisez bien. La fondatrice du féminisme moderne dit qu'il faut interdire aux femmes un choix, parce que sinon elles le feraient.

Voilà ce qu'est devenu le féminisme. Une idéologie qui ne fait plus confiance aux femmes pour choisir. Qui décrète à l'avance ce qu'elles ont le droit de vouloir. Qui traite leurs désirs comme des symptômes à rééduquer. C'est exactement la structure du patriarcat qu'il prétend combattre, sauf que cette fois le maître a une carte de presse ou un poste à l'université.

Regardez le résultat. Pas les slogans. Le résultat empirique, mesurable, têtu.

Les femmes occidentales n'ont jamais été aussi malheureuses. Les études sur le bonheur subjectif (Stevenson et Wolfers, l'étude du General Social Survey étalée sur quarante ans) montrent toutes la même chose : le bonheur déclaré des femmes occidentales s'est effondré depuis 1970. Plus elles ont obtenu ce qu'on leur a dit de vouloir, moins elles ont été heureuses.

Les femmes consomment trois fois plus d'antidépresseurs que les hommes. Elles font face à une explosion de troubles anxieux, de burn-outs, de solitude affective, d'épuisement maternel quand elles deviennent mères tard, d'angoisse d'infertilité quand elles ont attendu trop. Le mur biologique à 35 ans est devenu une épidémie silencieuse. Les cliniques de fécondation in vitro de Paris, Londres, New York débordent de femmes qui ont fait ce qu'on leur avait dit de faire et qui découvrent à 37 ans que la biologie n'avait pas reçu le mémo.

Pendant ce temps, les femmes mariées, croyantes, mères tôt (toutes les statistiques le montrent, regardez les enquêtes Pew, regardez les travaux de Bradford Wilcox) déclarent des niveaux de satisfaction nettement supérieurs à leurs sœurs urbaines célibataires diplômées. On nous a appris à voir ces femmes comme arriérées. Les chiffres disent qu'elles vont mieux. Beaucoup mieux. Mais ces chiffres-là, on ne les commente pas.

Pourquoi ?

Parce que le féminisme contemporain a un intérêt structurel à ce que les femmes soient malheureuses. C'est sa rente. Une femme épanouie dans son couple, ses enfants, son métier choisi librement, son rapport apaisé à sa féminité (ça, c'est une femme qui n'a plus besoin de l'industrie du grief). Plus besoin des conférences. Plus besoin des consultantes diversité. Plus besoin des éditorialistes spécialisées. Plus besoin des associations. Plus besoin des ministères dédiés. Toute une économie morale s'effondre si les femmes vont bien. Donc il faut qu'elles aillent mal. Et pour qu'elles aillent mal, il faut leur réexpliquer chaque matin qu'elles sont opprimées, même quand elles ne le ressentent pas, surtout quand elles ne le ressentent pas, puisque ne pas le ressentir est précisément la preuve qu'on l'est.

Je le dis comme femme de trente-trois ans qui partage sa vie entre Paris et San Francisco, deux capitales où le féminisme contemporain règne sans partage. J'ai vu de mes yeux des femmes qui rêvaient secrètement d'avoir trois enfants à 28 ans et qui ont fait un MBA à 32 parce que c'était ça, la bonne réponse. Des femmes qui sortaient avec un homme bien, doux, solide, et qui l'ont quitté parce que leurs amies trouvaient ça "trop traditionnel". Des femmes qui ont gelé leurs ovocytes en pleurant dans leur Uber parce qu'elles n'avaient "pas le temps" maintenant, alors qu'elles ne demandaient qu'une chose : avoir le temps maintenant.

Aucune de ces décisions n'a été imposée par un homme. Toutes ont été imposées par le climat idéologique fabriqué par d'autres femmes, militantes, journalistes, professeures, autrices, qui vivent du fait que les femmes ordinaires obéissent à leur script.

Voilà le patriarcat réel de 2026. Il n'est pas masculin. Il est féminin et idéologique. Il ne porte pas de costume trois pièces. Il porte une tote bag "smash the patriarchy" et il décide à ta place ce que tu as le droit de désirer.
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Complément : Il faut parler de la guerre contre les hommes.
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